dimanche 17 février 2008

2.Oaxaca, Tuxtla Gutierrez, San Cristobal de las Casas :









Tôt le matin (enfin, 8 heures...) départ pour la première longue étape en car. On ne verra pas le Popocatepelc, because brume, mais son petit frère, le volcan Pico de Orizaba. Puis, traversée de la réserve Biosphère de Tehuacan, désert peuplé de serpents et de nombreuses variétés de cactus, dont certains impressionnants. Rappel : la Tequila (et la « pulpe ») sont issus du cactus Agave.

Nous arrivons à Oaxaca (prononcer oharacca) dans l'après-midi, le temps de voir le marché, la Cathédrale puis de visiter une chocolaterie. La région de Oaxaca produit beaucoup de chocolat, mais sans y incorporer de beurre de cacao, ce qui donne un goût très fort. On voit ici les ingrédients utilisés devant nous : fèves de cacao (l'ancienne monnaie des aztèques et mayas), vanille, amandes.



Le lendemain, visite du site de Monte Alban.L'histoire de ce site s'est déroulée en cinq périodes, de 500 avant JC à 1521, date de sa destruction par le conquistador espagnol Diego Lopez de Monte Alban (à noter que la plupart des sites archéologiques ne portent pas leur vrai nom, qu'il a été impossible de découvrir). Le haut de la colline où il est situé a été entièrement arasé pour y bâtir les temples. A son apogée (200 à 700 après JC), près de 30.000 personnes habitaient ici. Voici un schéma, et deux vues générales, la première Sud/Nord, la seconde Nord/Sud :











Le premier jeu de balle bien conservé que nous rencontrons. En principe, le capitaine de l'équipe gagnante était décapité pour offrande aux Dieux.
Pour s'inscrire pour le prochain match, cliquer ici =>[ X ].




En début d'après-midi, départ en avion pour 45 minutes de vol vers Tuxtla Gutierrez, L'occasion d'avoir plus de place pour les jambes, sur ce vol intérieur, que dans le Boeing 777 d'Air France durant 12 heures !!



SEQUENCE EMOTION :
A l'arrivée, une belle route de montagne nous conduit dans le Chiapas (on en reparlera, du Chiapas...) et particulièrement au village indien tzotzil de San Juan Chamuna. C'est là que s'est passée la première séquence émotion de notre voyage, dans l'église indienne.
Nous arrivons le jour du carnaval. De nombreux indiens sont costumés, mais le guide nous informe avant d'entrer dans le village qu'il ne faut en aucun cas photographier les indiens : ils pensent que la photo vole l'âme, et confisqueront les appareils si on les utilise. Donc, une seule photo générale, de loin, du village et de son église au centre.


L'entrée est payante au profit de la communauté indienne. Imaginez une église très dépouillée, haute, dans laquelle le sol en marbre blanc est revêtu d'aiguilles de pin, ce qui le rend très glissant. L'église est illuminée par de très nombreuses chandelles, installées devant l'autel, devant les statues de saints qui ceinturent la pièce, mais aussi apparemment au hasard, au sol...
Pas de prêtre (l'église catholique l'accepte), et un mélange de catholicisme, de vénération des saints, et de rites anciens mayas. C'est ce qu'on appelle du syncrétisme (mélange de religions). Les prières sont dites à genoux devant les rangées de bougies, dont le nombre et la couleur dépendent de la requête adressé, cela à côté de quelques poules en offrande... La confession se fait seul, devant la statue du saint choisi, à qui l'on explique ses pêchés. Quant aux aiguilles de pin, elles servent à se confectionner un nid douillet, les prières pouvant durer longtemps...
Mon commentaire ne saurait rendre l'impression de ferveur très forte laissée par cette visite, durant laquelle nous nous sommes sentis transparents aux yeux des indiens. Cela devait être proche de cela, aux débuts de l'ère chrétienne...
Par contre, y avait-il il ya 2.000 ans des personnes littéralement assommées par l'alcool, devant l'église, mais aussi à droite à gauche, se relevant sur quelques mètres avant de s'effondrer à nouveau, comme cela s'est passé devant notre car... mais avons-nous le droit de juger ?
Retour à San Cristobal dans la nuit (qui tombe tôt vers 18h30) pour un dîner « braserada ». C'est un genre de barbecue de table, fabriqué, même dans les restaurants, en boîtes de conserves récupérées.Très bon ! Je n'en ai pas parlé, mais il me semble bien que là encore, il a fallu « se taper » les musicos mariachis (et bien sûr leur quête de pourliches toutes les trois chansons), qui nous ...... (mot désobligeant de votre choix) depuis notre arrivée.
A suivre...